Et si les intérêts hypothécaires de votre nouvelle résidence personnelle étaient déductibles de vos revenus?
En effet, pour les travailleurs autonomes non incorporés, c'est maintenant chose possible. Suite à une récente décision de la Cour suprême du Canada, jumelée à une nouvelle position administrative de Revenu Canada, ces derniers peuvent désormais utiliser la technique dite de la « mise à part de l'argent » et ainsi transformer les intérêts hypothécaires de leur résidence personnelle, non déductibles, en intérêts déductibles.
Des chiffres renversants
En nous référant au tableau ci-bas, nous constatons qu'un individu ayant choisi d'amortir son hypothèque résidentielle de 150,000$ (au taux moyen de 6%) sur une période de 20 ans, pourra déduire de ses revenus, au fil des ans, l'importante somme de 106,388$.
| Période d'amortissement | ||||
|---|---|---|---|---|
| hypothèque | 10 ans | 15 ans | 20 ans | 25 ans |
| $100,000 | 32,781 | 51,179 | 70,925 | 91,942 |
| $150,000 | 49,172 | 76,768 | 106,388 | 137,913 |
| $200,000 | 65,562 | 102,358 | 141,850 | 183,884 |
| $250,000 | 81,953 | 127,947 | 177,313 | 299,855 |
En utilisant un taux d'imposition de 45%, le contribuable se retrouvera éventuellement plus riche de 47 875$ après impôt. De plus, le coût d'utilisation de cette stratégie varie de très faible à nul ! Alors...
Quelques recommandations
Puisqu'il existe d'autres stratégies de planification visant à maximiser les avantages fiscaux de la technique de la «mise à part de l'argent», consultez un professionnel qui saura mettre en place une stratégie parfaitement adaptée à vos besoins, tenant compte, entre autres, des aspects suivants :
- Les règles entourant le partage du patrimoine familial
- Les dépenses à caractère personnel et d'affaires (exemple : automobile)
- La TPS et la TVQ perçues sur vos ventes dans le cadre de votre profession
- La situation où les conjoints sont co-propriétaires
Etc...


